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avril 2009Imaginer (immédiatement)Tout alors devrait cesser ? Ne pas laisser au temps celui de se poser sur l'écrit. Ou. Ou laisser au temps celui de se poser, mais n'y rien ajouter d'autre, pour l'épaisseur de la macération ou la fluidité qui s’échappe, comment définir la multitude du processus ? Éviter absolument tout autre chemin que celui de mots qui s'est ouvert alors ; pas un jour où, descendu puis remonté,
Imaginer (grève)Retour au lieu de première phrase, nul désir précis de celle-ci depuis qu’abandonnée ou presque, mais souvenir vivace de l’instant d’alors — un an — maintenant que frappé à nouveau, cependant que passant l’habituel ruisseau du jour qui fait falaise dans le sable ; même musique lente scansion comme contre l’étendue offerte, métamorphose perpétuelle, à corps soudain jusqu’à l’évidence qui porte aux doigts et leur nécessité au clavier — en attendant saisir la musique sur qu’importe tant que vive, cette crainte toujours d’une évanescence du sentiment le plus clair, alors chercher l’abri, papier ou autre, qui lui préserverait son ondulation. « Pas un jour où tu n’y soit descendu. Descendu puis remonté, sitôt la lisière atteinte. Pas un jour, même chemin, descendu puis remonté… » Pourtant ne pas, ni descendre, ni remonter, suivre une parallèle mouvante, régulièrement déviée par l’écume qui vient presque lécher parfois. De même que n’ayant rien su faire de cette phrase, tenter de ne pas laisser la moindre trace derrière soi, ne pas se retourner pour le vérifier, mais dans le doute s’en rendre plus léger encore à chaque pas, pas flutés entre les minuscules terrils, les orifices, s’imaginer tel ces oiseaux là qui valsent avec les élans de mer perché sur leurs courtes pattes si vives. Re-gagne alors l’envie de s’y pencher à nouveau, que le hoquet cesse pour le souffle apaisé mais vivant. Certitude d’impériosité, contre évidente incapacité. Marée inconnue, puissante et presque solide, contre le sable finalement immuable de la grève placide.
Imaginer (arpeggione)Arpeggione d’un froid printemps, bleu quelques nues timides, pâles pétales, tronc pelé, branches fraîchement rafraîchies — on porte encore écharpes foulards cheikhs —, nouvelle lumière aux façades blanches à nouveau, frisson de sève et frissons, frissons, invisibles piaillements à fleur d’oreilles, invitation au pas, oubli des bitumes tatoués, roulement de talons, montée dans laquelle l’eau a coutume de chanter ruisseau à l’aube propre, entre roues et trottoirs, comme elle dévale tout à l’égout, rouille a ronger le froid acier d’hivers au sol, abandon du dos sur briques à cuire, rouge monde derrière le bas des paupières, iris cachés, trop tôt pour tâcher le vert, mais s’y rouler déjà à souffle court, rallonge du jour jusqu’à la nuit et de l’autre côté du ventre-monde à s’arrondir ; ça frémi, tremble, et tape. PS : oui, je trouve que Martha Argerich est un peu trop sur ses basses, et d’aucuns auront sans doute d’autres versions à proposer… dont, sur youtube, celle de Yo-Yo Ma, mais pas de lien possible ici. Mais je voulais un alto… Accepte toutes idées de versions autres.
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