Imaginer (des jardins)

Assise sur le banc là à trembler encore, attendre. Quoi ne sait. Qu’il cesse sans doute. Ou l’oublier. Qu’il se fasse, plutôt, puisque rien à y faire. Lent tremblement profond à frapper sans cesse. Tout de l’autre de toujours en poitrine mais sans la rassurante régularité, l’art de se faire oublier de celui qu’on tremble. Le récent tremble par bourrasques, par grincement sous la peau ; et loin sous elle. De cette posture de tremblement découvrir plus haut, loin autour, les jardins de la ville, perchés dans le béton et la pierre. Vert.
Attends que le noir tombe comme le rideau le fait, le faisait ; il n’en tombe plus vraiment, non plus qu’il ne s’en lève : on est écho sur scène avant que ça ne commence, et c’est le noir tombant qui clos.
Je guette un automne descendant de ces jardins perchés.
Cependant, ils tremblent encore au fond, le vieux qui de toujours et le nouveau d’estoque, imprévisiblement, jamais à l’unissons, sans pouvoir jamais les dire en lutte.

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